Lorenz Bösch
L'évaluation du cycle de vie est une question clé dans le modèle PPP.
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Berne, le 3 décembre 2010 Un an après la mise en route de la réalisation du centre administratif à Berthoud, un projet conduit pour la première fois en Suisse dans le cadre d’un partenariat public-privé, les coûts, le calendrier et la qualité escomptée sont conformes aux attentes. Comme l’a récemment expliqué Doris Haldner, cheffe de la section Gestion du portfolio au sein de l’Office des immeubles et des constructions du canton de Berne et architecte cantonale suppléante, à l’occasion d’une manifestation en soirée organisée par l’Association PPP Suisse, le contrat-cadre exceptionnellement dense a lui aussi totalement fait ses preuves jusqu’à ce jour.
Lors d’une brève présentation organisée à l’occasion d’une rencontre d’experts et d’invités conviés par l’Association PPP Suisse, Doris Haldner a fait état des premières expériences relatives à la réalisation du centre administratif de Berthoud. L’accent a été mis dans ce cadre sur le «guide pratique» élaboré actuellement par l’Association PPP Suisse avec l’aide de près de 80 experts. Cet outil permettra de rassembler, d’analyser et de perfectionner les expériences liées à la création du nouveau centre administratif «Neumatt» à Berthoud. Le canton de Berne a apporté son soutien au projet en fournissant les résultats provenant de la procédure d’adjudication en PPP, le savoir-faire pratique en matière de partenariat public-privé issu de l’étude de projet des 4 dernières années ainsi que des ressources en personnel.
Lors de cette rencontre, Doris Haldner a exposé ses premières expériences issues de la première «année de réalisation» ou de «partenariat» sous forme de PPP en passant en revue les thèmes coûts, calendrier, qualité ainsi que le contrat-cadre sur lequel repose le projet.
S’agissant des coûts, ce sont principalement les changements possibles au niveau de la commande ou de la livraison qui ont retenu son attention. Jusqu’à ce jour, la direction de projet a enregistré environ 50 demandes de modifications ayant un impact sur le coût des prestations de construction ou d’exploitation (baisse ou augmentation). Il s’agit par exemple de demandes d’augmentation de la charge appliquée au plancher ou de modification du type de chauffage (passage du chauffage à base de copeaux de bois à la pompe à chaleur alimentée par de l’eau souterraine). En dépit de ces changements, les coûts sont actuellement équilibrés.
Doris Haldner a ensuite profité de la thématique du calendrier de réalisation pour adresser tout d’abord un compliment aux membres de la société Zeughaus PPP AG, du groupe de construction Marti et du groupe néerlandais Royal BAM Group. Selon cette dernière, le rythme de travail sur le chantier auquel participent actuellement près de 100 personnes est très élevé. Le déroulement de diverses procédures est réglé de manière différente au sein des administrations publiques. L’équipe de projet a donc dû maîtriser cette différence au niveau de la culture du temps. Coordonner les exigences des utilisateurs s’avère par ailleurs très coûteux en temps et en argent. Le projet suit néanmoins le cap fixé, également au niveau du calendrier.
Dans un partenariat public-privé, l’assurance qualité obéit à d’autres contraintes et présente un poids différent que dans les modèles avec investisseurs. En d’autres termes, la construction est destinée à être utilisée par le propriétaire et doit satisfaire aux exigences qualitatives du canton. À cette occasion, Doris Haldner a également complimenté le mandataire tout en constatant que le projet est conforme aux attentes.
Doris Haldner a enfin tenu à souligner tout spécialement les mérites du contrat-cadre exceptionnellement dense avec ses 3 000 pages environ. Le document et les nombreuses interdépendances entre ses différentes composantes sont particulièrement complexes, peu habituels pour les conditions suisses et voire même absolument incompréhensibles. Il régit toutes les probabilités et éventualités, ce qui n’est normalement pas le cas. Après la première année de réalisation, alors que le projet se trouve en phase de construction, le constat est toutefois réjouissant: le contrat-cadre est adapté au quotidien! Les réglementations détaillées et précises contenues dans chacun des contrats séparés permettent de garantir cet usage au quotidien! L’équipe de projet peut ainsi travailler avec le contrat-cadre sans avoir besoin de procéder à d’autres clarifications juridiques. L’avancée du projet n’est par conséquent pas entravée, ce qui permet d’économiser à la fois du temps et de l’argent.
La mise en œuvre de l’approche cycle de vie est encore parfois peu habituelle. Elle nécessite d’intégrer les prestations d’exploitation dès la phase de planification. L’entreprise a ainsi une très grande influence sur la planification et l’exécution. Tous les souhaits de modification doivent être examinés et considérés en prenant en compte leurs conséquences sur la construction ainsi que sur les coûts d’exploitation! Dans le cas du projet Neumatt réalisé en partenariat public-privé, l’approche cycle de vie a non seulement été mise en œuvre de manière systématique mais on a également pris soin de cultiver et de développer une collaboration étroite et dans un esprit de partenariat entre tous les participants.
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